L'hyper-automatisation et la finance de demain

28 mai 2021
Finance et achats

Les Directions administratives et financières (DAF) des entreprises font face à de nouveaux défis.

Nous connaissons déjà les contraintes temporelles et réglementaires ou le besoin de modernisation constant. Néanmoins elles doivent s’adapter à la multiplicité des informations financières et à la digitalisation des processus pour rester compétitif à long terme.
Nous entendons souvent le terme d'automatisation mais rarement celui de l’hyper automatisation qui offre une solution plus globale à cette problématique.

Cette dernière correspond à la phase avancée de l’automatisation. Au-delà d’une simple amélioration, l’hyper-automatisation est définie par la synergie de plusieurs outils tels que l’automatisation des processus robotisés (RPA), l’intelligence artificielle (IA), le Machine Learning (ML), le Natural Language Processing (NLP), les Jumeaux Numériques ou l’Intelligent Optical Character recognition (OCR). Plusieurs problématiques et plusieurs enjeux apparaîtront avec ce concept.
Faut-il saisir l’opportunité de l’hyper automatisation immédiatement pour pérenniser un avantage concurrentiel ? Ou faut-il temporiser pour éviter des surcoûts ou des défaillances dans les outils ?


L’hyper-automatisation, un levier moderne de la fonction Finance ?

Les entreprises font face à des événements externes et/ou internes plus ou moins contrôlables. Nous pouvons citer les changements d’orientations politiques ou la crise sanitaire et économique de la COVID 19. Les directions financières sont souvent les premières fonctions supports à réagir et accompagner la traversée de ces étapes cruciales pour une société. L’anticipation, les processus, les ressources humaines et l’organisation sont autant d’éléments qui feront la différence face aux concurrents et aux réalités opérationnelles.

En effet, le facteur principal de compétitivité est la gestion du temps. Même si rapidité ne rime pas toujours avec performance, force est de constater que de nos jours, ceux qui évoluent au bon moment et au bon rythme sont ceux qui réussissent le plus.

L'hyper Automatisation pourra permettre de réagir aux déclenchements de tels événements grâce à des règles de gestion complexes avec des taux d’exception élevés.

La synergie des technologies n’est pas le seul indicateur de succès. Il faut répondre aux attentes fondamentales des Directions financières qui se résument en quatre thèmes :

  • Définir les orientations stratégiques dans une optique de rendement (stratèges).
  • Harmoniser les métiers et les processus pour l’exécution de ces orientations.
  • Assurer la continuité de l’information, de la gestion du risque, des normes et des contrôles internes.
  • Assurer l’efficacité des systèmes par un équilibre entre les ressources, les coûts et les talents.

Quel cheminement pour cette transformation vers l’hyper automatisation ?

La mise en place de l’hyper automatisation se déroule en quatre étapes :

  1. La découverte d'opportunités d’automatisation.
  2. La formation des utilisateurs et la conduite du changement.
  3. L’implantation des technologies citées ainsi que le process mining.
  4. Le suivi du retour sur investissement avec des indicateurs avancés. 

Quels freins dans l’hyper automatisation ?

Dans une automatisation classique, il faut automatiser les processus les plus prioritaires. Pour l’hyper-automatisation la tâche est plus complexe car les différents systèmes sont souvent disparates ce qui nécessite une harmonisation. Il en découle l’interdépendance des technologies entre elles : si l’une devient défaillante, les autres le seront également.

Par sa nature synergique, l'hyper automatisation inclura le plus de parties prenantes et permettra d’obtenir un équilibre entre les personnes et les méthodes de travail ainsi que sur les technologies. Les fonctions dans une DAF sont obscures pour les parties prenantes. Une communication active est souhaitée pour la compréhension des rôles, des exigences et des rapports. Cela incitera à amorcer le dialogue dans le but de transformer les chiffres en opportunités.

L’impact sur le marché de l’emploi est difficilement évaluable mais est tangible. La création, l’adaptation ou la disparition de métiers déterminent l’acceptation ou non des changements. 

Nous ne savons pas de quoi l’avenir sera fait. Au-delà de l’anticipation aux événements et de la transformation numérique, il faut que les Directions restent pragmatiques et se posent les bonnes questions. En effet, il faut se demander quand l’événement se produira plutôt que de demander s’il se produira. Enfin, il faut respecter les principes fondamentaux des métiers de la fonction Finance et il ne faut pas détruire pour reconstruire mais apporter de nouvelles pierres à l’édifice.

Alexandre Le

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Vincent TERRIER
Vincent TERRIER
Directeur financier, Directeur des Fonctions Finance, Immobilier et Achats

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